Contexte :

Le titre de cet article reprend l’idée originale “72 hrs in …” de Finn Beales, j’ai fait un article dédié sur le sujet : 72 hrs in … : Origine

Il y a des week-ends qu’on construit volontairement sur des contrastes. Celui-là, c’était deux jours de bruit, d’odeurs de gomme brûlée et de vitesse — puis un troisième à longer la mer en silence.

Direction Le Castellet : l’ELMS au Circuit Paul Ricard d’abord, la côte méditerranéenne ensuite. Même périmètre, deux mondes totalement différents.

Jours 1 et 2 — Le circuit

Les 2 et 3 mai, le Circuit Paul Ricard accueillait la deuxième manche de l’European Le Mans Series 2026. Les 4 Heures du Castellet. On a eu la chance d’y passer deux jours complets — du samedi des qualifications jusqu’à la course du dimanche — avec des accès gridwalk et paddock. Pas les stands, mais suffisamment pour circuler librement dans les coulisses à chaque moment clé du week-end.

Le gridwalk, c’est quelque chose. Une demi-heure sur la grille de départ avant le lancement de la course, avec les voitures alignées, les mécaniciens qui font leurs derniers réglages, les pilotes encore en civil qui discutent avec leurs ingénieurs. Tout se passe vite et lentement en même temps — il y a une agitation sourde, des casques qui passent, des fils partout, et au milieu de tout ça des gens comme nous qui se faufilent avec leurs appareils photo. C’est un peu le chaos, mais un chaos très organisé.

Le paddock, lui, c’est plus calme. Les camions des écuries, les hospitalities, les Oreca et les Ligier garés au propre entre deux séances. On peut s’approcher, regarder les voitures de près, voir les équipes travailler. United Autosports, Inter Europol, TF Sport — des noms qu’on lit sur les feuilles de résultats et qu’on finit par associer à des visages, des couleurs, une façon de se déplacer dans un stand.

En GT3, je suivais en priorité la Mercedes-AMG n°62 d’Iron Lynx avec Maxime Martin au volant. En LMP2, c’était l’Oreca n°30 de Duqueine Team — Doriane Pin, Giorgio Roda et Richard Verschoor. Doriane Pin est ma pilote féminine préférée depuis un moment : championne F1 Academy 2025, pilote de développement Mercedes, et suffisamment douée en endurance pour qu’on sache déjà que les prototypes c’est là qu’elle est à son meilleur. Aux qualifs du samedi, l’Oreca n°30 avait signé la pole en Pro-Am avant d’être pénalisée pour une irrégularité technique — de quoi passer le dimanche à regarder l’équipe remonter depuis le fond de la catégorie.

Plus de 25 500 spectateurs ce week-end, un nouveau record d’affluence pour les 4 Heures du Castellet. Ça se sentait et ça fait plaisir de voir que ce genre d’évènement commence à attirer de plus en plus de foule.

Place aux photos :

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Si vous souhaitez découvrir plus de clichés pris lors de ces deux journées de folie, j’ai crée un album sur mon espace Flickr : ELMS - 2026

Jour 3 — La côte

Le lendemain, on a laissé le circuit derrière et on est descendus vers la mer. Pas de plan précis — juste longer la côte à pied et voir ce que ça donnait.

On a marché pendant des heures. La Méditerranée à gauche, les collines derrière, un sentier qui monte et descend selon le relief. On a croisé plusieurs plages en chemin — certaines accessibles facilement, d’autres au bout d’un petit dénivelé qui mérite le détour. Un port aussi, avec ses bateaux au calme, les filets qui sèchent, une lumière de début mai qui est encore douce avant que l’été s’installe vraiment.

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C’est le genre de balade qu’on fait sans forcément s’y préparer et qui finit par durer bien plus longtemps que prévu. Les enfants tiennent mieux qu’on ne croit quand il y a de l’eau à voir au bout de chaque virage.


Trois jours, deux registres complètement différents. Le bruit, la vitesse, l’odeur de gomme brûlée pendant deux jours puis le silence relatif d’un sentier côtier avec juste le vent et la mer pour le troisième. C’est ça que j’aime dans ce format : la contrainte de temps oblige à ne pas choisir, à tout mettre dans le même sac et à voir ce que ça donne.

A bientôt sur eckodeath.fr

Kurt G.


Post Scriptum : Je suis conscient que mes photos de voitures ont encore une large marge de progression. Les images mettent les voitures en valeur mais elles ne restituent qu’une partie de la scène : les roues apparaissent figées là où elles devraient être floues, trahies par leur rotation. Le filé est une technique qui s’apprivoise et manifestement j’ai encore du travail…