Contexte :

Le titre de cet article reprend l’idée originale “72 hrs in …” de Finn Beales, j’ai fait un article dédié sur le sujet : 72 hrs in … : Origine

Il y a des weekends qui se méritent et qui se désirent. Celui-là, on l’attendait depuis un moment.

Direction la Côte d’Azur avec ma femme pour trois jours. Pas de circuit organisé (ou presque), pas de planning serré, juste l’envie de prendre le temps, de bien manger, de regarder la mer et de se retrouver.

Jour 1 — Villages perchés entre terre et mer

Premier arrêt : Saint-Tropez. Même hors saison, ça reste Saint-Tropez : le port, les pointus amarrés, les ruelles colorées de la citadelle, les terrasses encore animées malgré le calme relatif de l’hiver. On y passe, on respire, on profite pour goûter la fameuse tarte tropézienne et on repart.

Horizontale
Verticale
Image un peu plus large que le texte
Horizontale
Verticale

Cap ensuite sur Mougins. Village d’art et de gastronomie perché sur les hauteurs de Cannes, Mougins a quelque chose que les villages “carte postale” n’ont pas toujours : une vraie vie, des galeries ouvertes, des restaurants qui existent en dehors de la saison touristique. On y a traîné plus qu’ailleurs et c’était le bon choix.

Photo 3
Photo 2
Photo 3
Photo 2
Image un peu plus large que le texte

Après en avoir pris plein les yeux, nous prenons la direction de Èze. Le village perché à plus de 400 mètres, les ruelles en pierres qui grimpent dans tous les sens, la Méditerranée en fond permanent. On ne s’en lasse pas.

Image un peu plus large que le texte
Photo 3
Photo 2
Verticale
Horizontale

En début de soirée, on a visité l’usine de parfumerie Fragonard — une visite plus intéressante qu’elle n’y paraît sur le papier. On y découvre tout le processus de fabrication d’un parfum, de la fleur brute au flacon fini, avec des explications claires sur les matières premières, les techniques d’extraction, les familles olfactives. On ressort le nez plein de souvenirs et les mains dans les poches — ou pas, selon la résistance de chacun face à la boutique à la sortie, autant vous dire que ma femme n’est pas très résistante…

Le soir, nous avons posé nos valises aux Terrasses d’Èze. L’ensemble de l’hôtel donne sur la Méditerranée, avec un panorama qui s’étend des baies de Saint-Jean-Cap-Ferrat et Villefranche-sur-Mer jusqu’au Cap d’Antibes. Depuis la terrasse, au coucher du soleil, la mer prend des couleurs qu’on ne voit pas ailleurs. Je ne vais pas faire semblant : c’était quelque chose à vivre.

Image un peu plus large que le texte

Jour 2 — Monaco et ses contrastes

Deuxième étape de notre week-end : direction Monaco. On connaît le côté ostentatoire, le village perché, la vue sur la mer, les Lamborghini garées n’importe où devant le casino, les yachts qui donnent le vertige et les vitrines qui ne s’adressent clairement pas à tout le monde.

Verticale
Horizontale
Verticale
Horizontale

On en as pris plein les yeux mais en réalité ce n’est pas pour ça qu’on y va.

On y va pour Cédric Grolet.

Image un peu plus large que le texte

C’est devenu un passage obligé pour nous. Si vous ne connaissez pas, c’est un pâtissier français dont les créations ressemblent à des fruits tellement parfaits qu’on hésite à les croquer : une pêche en trompe-l’œil, une noisette reconstituée à l’identique, un citron qui n’en est pas un. Le niveau de détail est déconcertant. Et le goût suit. On a pris le temps de choisir devant la vitrine, de déguster sur place, de comparer nos avis, de se les partager et on en a encore parlé le soir au dîner. Ce genre de détour gastronomique, pour nous, c’est autant une expérience qu’un repas (le tarif aussi).

Photo 3
Photo 2
Photo 3
Photo 2

Pour finir la journée on reprend la route afin de rejoindre notre point de chute pour les deux nuits qui viennent sur Cannes. On avait réservé au Five Seas Hôtel, hôtel grand luxe pour nous avec ses 5 étoiles, bien placé entre le port et la vieille ville. Un hôtel dans un registre différent des Terrasses d’Èze, plus urbain, plus design mais avec son propre caractère et un service qu’on n’oublie pas facilement.

Jour 3 — Cannes, la Croisette et une pâtisserie qui tient ses promesses

La Croisette hors saison, c’est presque reposant : les gens flânent, la mer est accessible, le bruit des festivités n’est pas là. On a longé le bord de mer à pied, senti l’air iodé, regardé les palaces défiler sans s’y arrêter. Puis on a plongé dans la vieille ville afin de découvrir des pépites tels que le quartier du Suquet, ses ruelles, son marché, son rythme différent du front de mer.

Image un peu plus large que le texte

L’arrêt qui s’imposait : Philippe Tayac. Pâtissier cannois reconnu, ses vitrines méritent qu’on s’y attarde. Les entremets sont précis, les textures travaillées, rien ne semble laissé au hasard. On a pris le temps de choisir, on a dégusté sur place et on a été conquis.

Image un peu plus large que le texte

En fin d’après-midi, on a décidé de rejoindre notre hôtel, le Five Seas Hôtel afin de profiter de son luxe et même de sa piscine :

Image un peu plus large que le texte

ainsi que du calme du port tout proche avant de remballer les valises le lendemain matin et de rentrer chez nous en se disant : on reviendra…

Image un peu plus large que le texte

Trois jours. Des parfums, du sucre, de la pierre, de la mer et surtout du temps passé à deux, ensemble loin des écrans et des obligations du quotidien.

Post Scriptum : Pour faire réellement honneur à cette série, j’aurais dû limiter mes écrits mais j’avais besoin de contexte pour que mes images vous parlent et j’assume ce choix. Je tiens également à préciser que je n’ai aucunement l’ambition, l’intention et encore moins le niveau pour comparer mon travail à celui de Finn.

A bientôt sur eckodeath.fr

Kurt G.