Il y a quelques mois, j’ai décidé de reprendre les choses en main — côté sport, alimentation, tête et cela a commencé par le matin.
On entend souvent dire que les matins définissent les journées. Pendant longtemps, j’ai balayé ça avec des convictions toutes faites je n’étais “pas du matin”, et c’était très bien ainsi. Puis j’ai réalisé que mes journées partaient dans tous les sens parce que je les laissais me tomber dessus, plutôt que de les prendre par la main avant qu’elles ne commencent. Depuis, j’ai une routine que j’essaie de tenir. Elle n’est pas parfaite. Certains matins déraillent mais elle est là.
6h30 — Le réveil, sans négociation
Six heures et demie. L’alarme sonne. Pendant longtemps, j’étais champion du snooze, juste cinq minutes, encore cinq de plus, jusqu’à ce que la matinée soit déjà bien entamée et que l’heure de partir travailler soit là. Maintenant, je me lève. C’est tout. Se lever quand on l’avait décidé la veille, c’est un accord avec soi-même qu’on tient et ça compte plus qu’on ne le croit.
Faire son lit
Dès que mes pieds touchent le sol, je fais mon lit. Deux minutes suffisent. Certains trouveront ça inutile car de toute façon on va s’y remettre le soir même. Je n’ai pas vraiment de réponse à ça. Ce que je sais, c’est qu’un lit fait le matin change quelque chose dans ma tête et si le reste de la journée part en vrille au moins j’aurai déjà fait ça.
Un grand verre d’eau
Avant le café, avant le téléphone : un grand verre d’eau. Le corps sort de six à huit heures sans boire, cela me permet de lui dire bonjour correctement. Depuis que j’ai intégré ça, je me sens moins dans le brouillard au réveil. C’est un petit geste mais les petits gestes répétés finissent par peser.
Café et flux RSS
Ensuite, le café. Je m’assieds et je parcours mon flux RSS. Pas les réseaux sociaux, pas les notifications — uniquement les sources que j’ai choisies moi-même. Le RSS, c’est ma sélection personnelle : je décide de ce que je lis, pas un algorithme. Je m’informe sans me noyer et je commence la journée avec une tête à peu près en ordre.
30 minutes de marche
Ensuite, le tapis de marche. Trente minutes à allure tranquille ou modérée (en fonction de mon humeur). Ce n’est pas encore du sport mais c’est une mise en route de mon corps. Le moment où les idées de la veille décantent, où parfois quelque chose d’utile remonte à la surface. Rien de spectaculaire. Mais c’est ce genre de truc qu’on ne remarque que quand on l’arrête.
30 minutes d’exercices
Là, on passe aux choses sérieuses. Corde à sauter, gainage, course à pied, tennis. Je varie pour ne pas m’ennuyer. L’ennui tue une routine plus sûrement que n’importe quelle blessure. Ce qui compte, ce n’est pas la performance. C’est d’être là. Une séance moyenne faite vaut mieux que la séance parfaite qu’on reporte. Et en milieu de séance, quand les endorphines arrivent, on se demande toujours pourquoi on avait besoin d’autant de volonté pour commencer.
Deuxième grand verre d’eau
Après l’effort, avant la douche : encore un grand verre d’eau. Le corps a transpiré, il faut compenser. C’est simple et pourtant c’est ce qu’on oublie en premier quand on est pressé.
La douche froide
Et pour finir : la douche froide. Oui, froide (enfin j’essaie). Les premières fois, le cerveau résiste, le corps proteste. Avec le temps, c’est devenu quelque chose que je n’appréhende plus, c’est le genre de choc qui remet les idées en place mieux que n’importe quel café.
Après tout ça, la journée peut commencer pour de vrai.
Et ensuite ?
À ce stade seulement, je considère que ma journée démarre vraiment. Tout ce qui vient ensuite, je l’aborde différemment et ce n’est pas par magie mais parce que j’ai déjà fait quelque chose avant que la journée ne m’impose quoi que ce soit. Cette routine n’a rien de révolutionnaire, c’est la mienne, elle n’est pas parfaite/idéale, je l’ajuste au fil du temps et c’est à peu près tout ce qu’on peut demander à une routine.
Et vous, c'est quoi votre matin idéal ?
Merci de m'avoir lu et à bientôt sur eckodeath.fr
Kurt G.